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fossile de dodo, 
graine de tambalacoque 
et biodiversité…

Lorsqu’en 1865, Lewis Carroll popularise le dodo dans son livre « Alice au pays des merveilles », l’oiseau mauricien fait figure d’oiseau légendaire. Pourtant, la même année, la découverte paléontologique d’un ensemble de fossiles dans la Mare aux songes à l’île Maurice permet d’accréditer l’existence de cet étrange oiseau.

En exhumant de l’oubli des milliers d’espèces (dont les premiers dinosaures), la paléontologie a permis à la science d’approfondir sa conception du vivant. Darwin lui-même s’appuiera sur cette science pour étayer sa Théorie de l’évolution.

De nos jours, paléontologues, biologistes, climatologues travaillent de concert pour retracer l’histoire de la vie sur terre et comprendre les enjeux de demain.

La prise de conscience de la biodiversité et de la nécessité de la préserver s’amplifie dans le monde scientifique. D’après une étude de 2012 qui répertorie l’ensemble des êtres vivants, 4,6% des 50 000 vertébrés et 11% des 270 000 plantes sont menacés d’extinctions de nos jours. Parmi ces espèces, certaines ont à peine été étudiées alors qu’elles renferment sans doute un patrimoine inestimable pour l’humanité (alimentaire, médical, technologique, etc).

Il faut continuer de sensibiliser le grand public sans le culpabiliser. Au contraire, il nous paraît essentiel d’attiser sa curiosité, son émerveillement pour le monde qui l’entoure et pour ceux qui l’explorent.

Choisir pour héros de  « Sous la varangue », un jeune scientifique, montrer son humanité, ses doutes, ses espoirs offre donc une autre approche de la science !

« Sous la varangue » est en premier lieu une histoire de famille ancrée dans l’histoire d’un pays. Mais l’action dramatique imaginée par l’auteur permet d’aborder la triste histoire du dodo, symbole des animaux disparus et de souligner que son histoire est aussi liée à celle de son environnement.

 Christophe Botti crée en effet une fiction qui s’appuie sur des hypothèses scientifiques émises dans les années 1990 : le lien entre l’extinction des dodos et la raréfaction d’une certaine espèce d’arbre. « Sous la varangue » montre à quel point la quête de la connaissance est également une quête de nous-même et se clôt sur un début de réconciliation des hommes avec eux-mêmes mais aussi des hommes avec la nature.